AMERICAN DREAM album
Imaginé autour de la poésie américaine contestataire, comme celle d’Allen Ginsberg, American Dream est un album -excepté Room full of mirrors de Jimi Hendrix- en forme de composition libre et spontanée.
La société américaine de ces années-là est violente : guerres, angoisse nucléaire, ségrégation, émeutes raciales, pouvoir financier surpuissant… Modèle économique quasi unique de la planète, les Etats-Unis sont devenus l'endroit où, paraît-il, l'on peut naître très pauvre et devenir très riche. Mais c'est une cocotte minute prête à l’explosion. Chez Ginsberg, la machine à rêve américaine devient un Moloch qui broie individus, absorbe la société, la régurgite en une Urbs unique et terrifiante, à vocation de déshumanisation. Monde où les espaces du sacré sont en voie de disparition. Monde où vérités et mensonges sont réversibles. Le faux semble vrai, le vrai est proclamé faux. La radiographie politico-poétique d'Allen Ginsberg d'une Amérique malade d'elle-même semble, en 2026, être d'une terrible acuité.
Ainsi avons-nous voulu «fabriquer» une musique visuelle.
La forme kaléidoscopique et dadaïste de l'album est faite de la multiplication des timbres, du frottement entre les deux instruments mélodiques, porte-voix «archaïques» d'une humanité fragmentée et celui de l'électronique, écho-usine d'un monde en pleine mutation. Tel le Moloch de Ginsberg, l'électronique d'Olivier Sens «avale» les deux autres instruments pour re-créer différents espaces sonores, proches, lointains, démultipliés, dissociés, fracturés. Palais des Glaces musical. America-Illusion et Techno-Cirque. La puissance de cette rythmique protéiforme donne l'ossature et l'énergie de fond à la dynamique incantatoire des textes, à la plasticité sonore de cette «composition spontanée».
Composition spontanée électro-opératique.
Plasticité des espaces sonores.
Franca Cuomo, voix, conception
Michel Edelin, diverses flûtes : piccolo, basse, alto, « standard », ethniques
Olivier Sens, électronique, système Usine
Enregistré au studio Luc Ferrari de la Muse en Circuit, Centre National de Création Musicale, Alfortville, France. Prise de son, mixage : Camille Lezer
Masterisé par Maïkol Seminatore
Photographies : Samuel Silvant / Conception graphique : l'Ymagière
Avec le soutien de : La Muse en Circuit, Centre National de Création Musicale (Alforville)
Distribution : Les Allumés du Jazz
Production : collectif lamachinerie










